Cycle Up

Nos convictions

Économiser les ressources, réduire les déchets

Alors que les enjeux de résilience (vis-à-vis de la pression sur les ressources et de la saturation des exutoires, d’un développement économique endogène, capable de réintégrer les personnes les plus précaires, …), font l’objet d’un consensus large, la transition d’un modèle de production et de consommation linéaire vers un modèle de gestion circulaire des ressources peine à se développer, et c’est particulièrement vrai pour la filière du réemploi des matériaux de construction, qui constitue en France plus de70% de la production totale de déchet.

Construire bas carbone

La construction est, comme tous les secteurs de l’économie, largement impactée par l’enjeu de la sobriété carbone. Non seulement le secteur résidentiel, tertiaire et commercial émet près de 100 Mt eq CO2 chaque année, mais en plus la consommation de territoire lié à l’étalement urbain et à l’exploitation des ressources consomme les puits carbone naturels. Le bâtiment pèse pour 18% des émissions nationales. Les réglementations et normes du secteur incitent largement les acteurs à s’engager dans la construction bas carbone mais les pratiques et solutions se concentrent souvent largement sur le volet « performance énergétique » de la démarche. Sans opposer les sobriétés entre elles, il est capital de rappeler que les matériaux et le carbone « gris » lié à la construction comptent pour 56% en moyenne des émissions de gaz à effet de serre sur le cycle de vie complet d’un ouvrage. En effet, plus le bâtiment sera performant d’un point de vue énergétique et plus son impact carbone sera déporté sur sa « matérialité ». Il est capital de noter que, quand bien même nous ne produisions que des bâtiments à énergie positive, neutres en exploitation, nous ne traitons pas la majorité des émissions.

Ainsi, sans opposer les approches, le réemploi et l’économie circulaire constituent un axe de solutions à même de compléter la construction bois dans la stratégie « post carbone » étant entendu que les filières bois sont déjà largement sollicitées et que le bois d’œuvre est encore souvent importé. Construire avec le réemploi, c’est construire bas carbone et local. Souvent, c’est aussi moins cher si on agrège les économies liées à l’élimination des déchets et en comparaison de matériaux neufs.

Pour bien faire, pensez circulaire !

Passer à l’action : trouver une deuxième vie aux matières et composants

La matière est omniprésente dans nos métropoles, mais il faut, parmi les immeubles qui vont subir une transformation, trier et envisager les meilleures options. Pour commencer, le diagnostic ressources est indispensable : il permet de déterminer les matériaux et composants qui peuvent et doivent avoir une deuxième vie par l’examen de leur valeur technique et fonctionnelle résiduelle et ceux qui ne répondent pas aux exigences du réemploi.

Eviter la benne pour rechercher des filières de réemploi ou de reconditionnement c’est une tâche bas carbone à part entière. Préférer le réemploi de composants dont la valeur technique et/ou d’usage est parfois intacte malgré une première utilisation c’est le deuxième volet de la démarche. Enfin, choisir des mises en œuvres qui permettront à terme de récupérer les matières et matériaux dans les meilleures conditions c’est la dernière touche à la démarche. Ainsi, en prévenant les encastrements inutiles, en évitant les collages démesurés et en choisissant des composants permettant une bonne maintenance et le remplacement des organes clefs, vous permettrez de multiples vies aux ouvrages que vous réalisez aujourd’hui pour demain.

Changer les pratiques

Ne souhaitant pas de surenchère à la multiplicité des certifications déjà en place, le temps est venu de faire reconnaitre dans les labels et certifications actuelles les bénéfices climatiques et sociaux de cette nouvelle économie. Il faudra s’appuyer sur les modalités de calculs de la méthode bilan carbone, et les données de la base INIES et toute la filière devra se développer en transparence et faire « évoluer » les modalités de calculs en coopération avec l’ensemble des acteurs de l’économie circulaire.

Les clefs du succès se cachent dans la coopération, la transparence, la fiabilité et la valorisation des externalités sociales et environnementales aux côtés des performances économiques du modèle. Les règles de la commande publique et les pratiques d’achat doivent largement évoluer pour sortir l’économie circulaire du champ de « l’innovation sympathique et créative » vers un modèle de développement économique local et de solutions opérationnelles à la maîtrise des budgets dans une logique « bas carbone ».

Des impacts et des leviers multiples

Cycle Up shéma expliquant l'impact du réemploi sur les projets et le levier pour les territoires

Nos labels

Cycle Up est aussi membre des réseaux suivants :

Association BBCA

L’association BBCA a mis au point le premier référentiel qui mesure l’empreinte carbone du bâtiment sur les trois phases de son cycle de vie : construction, exploitation et fin de vie. Ce référentiel permet la délivrance du label BBCA, entré en vigueur en mars 2016 pour le logement collectif et les bureaux.

https://www.batimentbascarbone.org/

Circul-r.com

Réseau international d’entrepreneurs de l’économie circulaire pour créer des solutions pour une économie durable, respectueuse de l’homme et de l’environnement.

Grâce à l’économie circulaire, des améliorations significatives peuvent être obtenues rapidement par les entreprises tout en créant un impact positif au niveau social, environnemental et économique.

https://www.circul-r.com/

CNCC

Le CNCC est un lieu privilégié de concertation entre tous les professionnels des sites commerciaux ainsi que celui du dialogue avec les pouvoirs publics.

https://www.cncc.com