Nos convictions

Économiser les ressources, rares et souvent lointaines et réduire les déchets

Les déchets de construction et de démolition sont l’une des sources de déchets les plus lourds et les plus volumineux générés dans l’UE. Cela représente environ 25% à 30% de tous les déchets produits dans l’UE.

Alors que les enjeux de résilience font l’objet d’un consensus large, la transition d’un modèle de production et de consommation linéaire vers un modèle de gestion circulaire des ressources peine à se développer, et c’est particulièrement vrai pour la filière du réemploi des matériaux de construction, qui constitue en France plus de 70% de la production totale de déchet.

Aujourd’hui, nous proposons des solutions simples à mettre en œuvre pour prendre part au défit de réduction des déchets.

Passer à l’action : trouver une deuxième vie aux matières et composants

Éviter la benne en recherchant des filières de réemploi ou de reconditionnement est une tâche bas carbone à part entière. Préférer le réemploi de composants dont la valeur technique et/ou d’usage est parfois intacte malgré une première utilisation est le deuxième volet de la démarche. Enfin, choisir des mises en œuvres qui permettront à terme de récupérer les matières et matériaux dans les meilleures conditions c’est la dernière touche à la démarche.

Ainsi, en prévenant les encastrements inutiles, en évitant les collages démesurés et en choisissant des composants permettant une bonne maintenance et le remplacement des organes clefs, vous permettrez de multiples vies aux ouvrages que vous réalisez aujourd’hui pour demain.

Construire bas carbone

La construction est, comme tous les secteurs de l’économie, largement impactée par l’enjeu de la sobriété carbone. Non seulement le secteur résidentiel, tertiaire et commercial émet près de 100 Mt eq CO2 chaque année, mais en plus la consommation de territoire lié à l’étalement urbain et à l’exploitation des ressources consomme les puits carbone naturels. Les réglementations et normes du secteur incitent largement les acteurs à s’engager dans la construction bas carbone mais les pratiques et solutions se concentrent souvent sur le volet « performance énergétique » de la démarche.

Sans opposer les sobriétés entre elles, il est capital de rappeler que les matériaux et le carbone « gris » liés à la construction comptent pour 56% en moyenne des émissions de gaz à effet de serre sur le cycle de vie complet d’un ouvrage. En effet, plus le bâtiment sera performant d’un point de vue énergétique et plus son impact carbone aura un effet sur sa « matérialité ». Il est capital de noter que, quand bien même nous ne produisions que des bâtiments à énergie positive, neutres en exploitation, nous ne traitons pas la majorité des émissions.

Construire avec le réemploi, c’est construire bas carbone et local. Souvent, c’est aussi moins cher si on agrège les économies liées à l’élimination des déchets et en comparaison de matériaux neufs.

Changer les pratiques

Ne souhaitant pas de surenchère à la multiplicité des certifications déjà en place, le temps est venu de faire reconnaitre dans les labels et certifications actuelles les bénéfices climatiques et sociaux de cette nouvelle économie. Il faudra s’appuyer sur les modalités de calculs de la méthode bilan carbone, et les données de la base INIES et toute la filière devra se développer en transparence et faire « évoluer » les modalités de calculs en coopération avec l’ensemble des acteurs de l’économie circulaire.

Les clefs du succès se cachent dans la coopération, la transparence, la fiabilité et la valorisation des externalités sociales et environnementales aux côtés des performances économiques du modèle. Les règles de la commande publique et les pratiques d’achat doivent largement évoluer pour sortir l’économie circulaire du champ de « l’innovation sympathique et créative » vers un modèle de développement économique local et de solutions opérationnelles à la maîtrise des budgets dans une logique « bas carbone ».

Économiser de l’argent tout en créant de nouveaux emplois locaux

Cycle Up shéma expliquant l'impact du réemploi sur les projets et le levier pour les territoires

Nos labels

Cycle Up est aussi membre des réseaux suivants :

Association BBCA

L’association BBCA a mis au point le premier référentiel qui mesure l’empreinte carbone du bâtiment sur les trois phases de son cycle de vie : construction, exploitation et fin de vie. Ce référentiel permet la délivrance du label BBCA, entré en vigueur en mars 2016 pour le logement collectif et les bureaux.

https://www.batimentbascarbone.org/

Circul-r.com

Réseau international d’entrepreneurs de l’économie circulaire pour créer des solutions pour une économie durable, respectueuse de l’homme et de l’environnement.

Grâce à l’économie circulaire, des améliorations significatives peuvent être obtenues rapidement par les entreprises tout en créant un impact positif au niveau social, environnemental et économique.

https://www.circul-r.com/

OCCE

La Fédération d’Intérêt Général Européen OCCE agit pour un changement de société par l’économie circulaire, la protection du climat et les Green-Techs. L’OCCE a également pour but l’émergence de nouvelles technologies et startups.

https://www.occe.eu/

Logo OCCE

Ville & aménagement durable

Ville & Aménagement Durable (VAD) mobilise et anime un réseau de plus de 2000 professionnels en Auvergne-Rhône-Alpes, autour des enjeux du bâtiment et de l’aménagement durables. Son rôle est de penser les territoires de demain, en s’appuyant sur les retours d’expérience (expertise, retour terrain), le débat, la formation et l’information.

https://www.ville-amenagement-durable.org/

Logo ville et aménagement durable

NOVABUILD

Positionné à la fois comme cluster du BTP en Pays de la Loire et Centre de ressource de la construction durable, NOVABUILD est également un « Accélérateur des transitions » et l’allié Solutions Climat de la construction, de l’aménagement et de l’immobilier en Pays de la Loire.

https://www.novabuild.fr/

Alliance HQE – GBC

L’Alliance HQE – GBC est l’alliance des professionnels pour un cadre de vie durable. Bâtiment, aménagement et infrastructures à toutes les étapes de leur cycle de vie, sont au cœur de son ADN dans une vision transversale alliant qualité de vie, respect de l’environnement, performance économique et management responsable.

http://www.hqegbc.org/accueil/